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tifa_lee
05 October 2012 @ 12:09 am

Moi et mon fameux vide existentiel sur lequel je reviens constamment sous divers angles...


A force de rester cocooné dans notre routine, pour rendre la banalité moins médiocre, on conble les vides ...avec des choses dérisoires, on s'accroche à des détails futiles, à du matériel, et on finit par trouver que les évènements se déroulent de façon tout à fait naturelle alors que ça ne devrait pas être le cas. Ou alors c'est moi qui ne devrait pas m'attarder à trouver que c'est anormal?

S'appliquer à ce que le frigo soit toujours remplis des meilleures choses, s'acharner à créer une décoration parfaite dans le lieu de vie, modeler indéfiniment notre identité virtuelle à travers nos diverses pages, profils, blogs... Et cette boucle par laquelle s'enchainent les évènement chaque jour pareil.. finit par nous sembler normale, peut etre pas agréable, mais pas désagréable non plus, une sorte de confort un peu facile avec les petites habitudes qui se répètent sans arret sans arret sans le stress de l'imprévu. 
Des fois j'en arrive à me dire que je ne pense plus qu'à ça: "Oh mon dieu il n'y a plus de lait c'est dramatique faut faire des courses absolument! Qu'est ce que je peux améliorer encore? Qu'est ce que je peux cuisiner? Qu'est ce que je vais ajouter aux murs de la chambre pour la rendre plus familière?" ... c'est pitoyable quand j'y pense.  
Je ne suis pas du genre anarchiste révolutionnaire comme certains s'imaginent l'être, mais... oui, concrètement, on s'engouffre dans la chaine de la consommation et on laisse notre esprit s'endormir sur ses lauriers, peut-être parce qu'on ne sait pas comment combler le vide existentiel. Quoique en réalité... je crois que la plupart des gens ne se posent même pas la question, c'est juste moi qui bugue sur mon vide existenciel à toutes les sauces.


Ce qui me fait le plus peur là dedans, c'est que le temps fuit entre mes doigts sans qu'il n'y ait quoi que ce soit de remarquable pour ponctuer les semaines qui s'écoulent. C'est juste un tas de journées identiques, au point que j'en perds la notion du temps. Les journées sont pourtant longues quand elles sont ennuyeuses, du temps gaspillé, à se dire "Vite qu'on en finisse" pour ensuire totalement zapper ces 24h sans intérêt de notre mémoire. Arrive ainsi cet étrange phénomène où plus les journées sont ennuyeuses, plus les mois passent "vite",  en réalité ils ne passent pas vite mais juste "sans qu'on s'en aperçoive", parce qu'ils n'ont rien de notable les uns des autres.


Et donc, quand je prends de la distance avec tout ça, cette pseudo-complaisance dans les petites habitudes imperturbés, cette façon de vivre passivement sa propre existence selon un schema tout calculé, ce matérialisme sous jacent qui devrait sauter aux yeux, bah...c'est dur d'y retourner pertinemment le sourire aux lèvres après avoir re-pris conscience de la réalité.
    Quand je pars découvrir le monde qui m'entoure, que je suis en admiration au bord d'une falaise avec le vent et l'odeur de la mer qui m'entoure jusqu'à l'horizon infini, et que j'ai l'impression que mon coeur va éclater tellement il est pleins de vie et d'air frais et du sentiment qu'il y a de la beauté partout autour de moi, je ne peux pas accepter aussi simplement de retourner entre mes 4 murs vides.
    Surtout que ces moments là, sont les seuls où j'ai la sensation de voir le temps se dérouler. Où une journée, bien que passionnante, semble longue et pleine de possibilités tellement il y a de nouvelles choses à faire. Où 1h a toute son importance.


Si au moins j'avais quelque chose d'important pour quoi vivre. Là c'est juste la bouffe et internet qui me lèvent le matin, autant dire que j'ai souvent du mal à me lever... Récemment j'ai avoué à quelqu'un que ma raison de vivre actuelle, et ce  depuis plusieurs années, c'est me dire qu'un jour je voyagerais partout, il m'a répondu que c'est une vision bien triste, pourtant c'est ce que je me dis pour ne PAS être triste justement!! Si c'est triste comme but dans la vie, alors je ne sais plus quoi faire ._.  C'est peut-être pour ça que je veux tant un animal ici? Au moins je serais indispensable à quelqu'un, et je distribuerais toute ma tendresse sur un ptit chat trop cute *o*  Euh je m'égare...

C'est aussi parce que je voulais être utile quelque part et aider des gens que je suis partie dans ce boulot. Mais je m'aperçois que ça ne réalise pas du tout ce souhait pour l'instant...

Tags:
 
 
Current Mood: melancholymelancholy
Current Music: Nausicaä of the valley of the wind
 
 
tifa_lee
20 September 2012 @ 04:54 pm

Vous savez ce que c'est d'autre le probleme?

Je ne me sens pas uniquement seule physiquement (passer les journées avec son reflet dans le miroir comme unique compagnon) ou émotionellement (personne qui ne pense à toi nulle part), je me sens aussi seule ...comment dire... intellectuellement? Et cette solitude là me semble souvent plus irremédiable que les autres. J'ai souvent l'impression que personne ne comprend réellement ma façon de penser, que dès que je vais un peu au bout de mes vagabondages mentaux personne n'est plus capable de suivre, ou encore pire ils me regardent comme si je déraillais, quand je m'égare dans mes débats intérieurs sur divers sujets je m'aperçois qu'il n'y a jamais que moi-même qui puisse en etre un interlocuteur.

Quand quelqu'un m'a l'air "interessant", me semble avoir une vision des choses qui m'interpelle, et semble intrigué par mes idées, au final ça se termine toujours pareil quand même: il s'éloigne parce que finalement je suis trop compliquée, ou qu'il n'arrive pas à suivre mon charabia, ou que je suis fatiguante à toujours disserter sur tout et poser un million de questions.

Alors? Soit je ne dois pas être moi à 100%, soit je me sens..retenue, incomplète, incomprise, avec une sensation de gachis et d'ennui. Comme si je pouvais courir mais que tout le monde restait à marcher sur le même petit chemin, et que donc je devais moi aussi me restreinde à marcher sur le même chemin ennuyeux si je ne veux pas être seule, ce genre de frustration.

D'ailleurs, c'est concrètement ce que je ressens quand je visite un endroit avec des gens peu intéressés, qui déambulent avec des oeillères sans rien voir d'autre que ce qu'il y a là où ils posent les pieds, et se pressent, et s'impatientent, alors que moi je meurs d'envie de sortir des chemins battus, d'aller toucher cette fleur là bas, de prendre en photo ce gribouillis caché ou ce lampadaire en hauteur que personne ne voit avec leurs oeillères, mais si je m'éloigne je finis seule et surtout j'énerve tout le monde, alors je suis frustrée, et je me dis "Décidémment, je suis autant épanouie seule..."
Bien sûr, pour ce qui est du tourisme, il existe tout de même des gens assez patients ou curieux pour me supporter, voir même partager avec moi.

Mais pour ce qui est de l'abstrait dont je parlais avant, non je ne vois pas trop...même ceux qui m'écoutent tout de même, je sens bien qu'un truc bloque, j'ai l'impression de les ennuyer, ou de presque les entendre penser "Mais qu'est ce qu'elle raconte? Mais pourquoi elle pense à ça? Qu'est ce que j'en sais moi? Elle est encore bloquée là dessus depuis ce matin? Elle pense vraiment à des choses inutiles elle devrait pas". Et même ceux qui passent par dessus toutes ces étapes, à la fin, il me semble qu'ils n'ont aucune réponse miracle à m'apporter. Leurs réponses respirent la fatalité, genre "Je sais, mais c'est comme ça" ou "Je ne sais pas quoi te dire désolée..." ou "Faut pas y penser".  Mais je ne sais pas me contenter de ce genre de réponses...

 
 
tifa_lee
14 July 2012 @ 06:54 pm

Tout d'abord, je vais toujours bien, et même mieux encore que la dernière fois.

Aux environs du premier mois, j'ai eu pas mal de coups de blues, je m'énervais à en pleurer, je n'arrivais pas à encaisser calmement les reproches (réels ou "imaginaires") des autres filles, et je ne pouvais plus supporter de voir ou entendre toutes les conneries qu'enchaine le fameux plouc qui voulait me taper dès la 2ème semaine (cf. article précédent) d'ailleurs on s'est à nouveau disputés à cette période, car il s'amusait à crier des conneries pendant les moments de silence de notre chant de compagnie. Ce qui, en plus d'être digne d'un collegien débile, est une honte, étant donné que ce chant a été choisis par notre commandant en mémoire à son fils qui est mort, et que ce chant a aussi été utilisé lors de l'hommage aux soldats français morts en afghanistan. Et bien sur, je suis la seule à avoir tenu tête pour lui signaler qu'il n'est qu'un gros gignol. Mais passons.

Ensuite, à la même période, Lucile est partie. Lucile c'est une excellente amie que je me suis faite ici, on s'est tout de suite bien entendue, on a eu de la chance d'ensuite se retrouver dans la même chambre, et on avait beaucoup de points communs dans nos vies et caractères (y compris notre taille, qui avoisine celle des garçons!) Or, elle a été déclarée inapte pour des futilités sans aucun sens. Elle a donc du quitter l'école. Mais heureusement pour moi, j'ai réussis à m'en remettre sans trop de difficultés, alors que je craignais le contraire.

Cela étant peut-être dû au fait que nous avons eu les servitudes à cette période (pour chaque "servitude" nous sommes coincés 2 semaines à l'école sans weekend et nous travaillons à diverses tâches dans l'école, comme la cantine, l'infirmerie, le poste de garde, le bureau des ressources humaines, ...) donc j'ai pu changer un peu de rythme et d'activités, ce qui ne fait pas de mal, même si deux semaines à dormir 5h ou 6h sans weekend ou pause c'est fatiguant. Mais à la limite j'aime autant ça que les weekend libres où je reste seule ici alors que tout le monde se barre voir sa famille et ses petites-amies.

Je me demande de plus en plus comment je vais faire pour retourner à la vie normale. Moi qui avait du mal à supporter d'avoir toujours quelqu'un dans mon dos qui regarde ce que je fais (vivre avec autrui quoi) maintenant j'ai peur de me retrouver seule avec moi-même.

Pour en revenir à l'enseignement en lui-même. Nous avons été compagnie d'honneur pour la cérémonie de départ d'une autre compagnie, ça signifie qu'on a du défiler en étant parfaits alors que nous ne sommes là que depuis un mois, et qu'on avait la réputation d'un groupe qui marche correctement 1 fois sur 3 et se dispute sans arrêt devant tout le monde (alors qu'à notre arrivée nous avons rapidement marché assez bien, puis au bout de 2-3 semaines c'est devenu le bordel, entre autre à cause de quelques problèmes d'entente et cohésion). Avec des efforts, on a réussis à être parfaits, alors on a été félicités, tout le monde était content, et ça a renforcé la cohésion.

Ensuite on a eu le cours de maîtrise sans arme 2,  le cours numéro 2 étant très spécial, une sorte de "découverte de l'effort" pour ceux qui croyaient déja l'avoir découvert. Toute l'école ne parle que de ça, comme LE moment fort du stage. Certains cadres se moquent en l'appelant "découverte des muscles oubliés du corps, et de la nature ....de très près" car concrètement, on rampe dans la boue. Pour le notre, le soleil tapait à mort, alors au programme c'était plutot: bouffer la poussière, par la bouche, le nez et même les yeux! x) Le gradé qui s'occupe du cours, tout aussi réputé que le cours lui même, nous crie des ordres d'exercices, et nous on cours comme des tarés dans tous les sens pour les remplir, en vain la plupart du temps, alors on est "punis" par quelque chose de plus difficile, et les plus faibles n'y arrivent pas, alors on paye encore plus cher pour ceux qui échouent, etc. Alors tout le monde porte/tire/pousse tout le monde, certains vomissent, certains s'évanouissent, certains pleurent, certains se blessent. Au bout de plusieurs tentatives reprises à zero en pire, parce que "vous avez laissé vos camarades mourir" ou "ça c'est la réalité les plus forts meurent à cause des plus faibles" ça finit par fonctionner et renforcer la cohésion. J'ai survecu, je ne savais pas si j'allais vomir ou m'évanouir en premier, mais je suis restée debout et j'ai gardé mon repas <_<

Le lendemain, nous avions la Marche du passant. Une marche de 3-4h dans la cambrousse à l'issue de laquelle nous obtenons le droit de porter un passant à l'éfigie de notre compagnie sur l'épaule gauche du treillis. J'ai bien tenu la marche, pendant environ la moitié disons. Car ma cheville fragilisée de la veille a foiré, et sans que je ne me rappelle comment je suis tombée/qui m'a relevée/qui m'a parlé, je suis tombée face à terre sur une route en descente sur laquelle nous courrions avec nos sacs. Je me suis arraché le coude, le poignet, mon beau ceinturon tout neuf, et surtout je me suis fait une entorse à la cheville. Comme je suis un peu kamikaze, que je ne connais pas l'effet d'une entorse, que je ne voulais surtout pas quitter les autres ni faire comme les chochottes qui se font porter dès la première heure, et que j'arrivais à marcher malgré la douleur, j'ai terminé la marche quand même. J'ai donc cavalé avec mon entorse dans les pentes caillouteuses pendant 1h30 sans me faire porter ni me plaindre, et quand je suis rentrée ma cheville avait doublé de volume et j'ai été obligée d'aller à l'infirmerie sans attendre la cérémonie, j'étais dég, depuis 2h30 que je me trimballais avec ma cheville dans cet état je pouvais bien attendre 30mn de plus, là j'ai l'impression d'avoir été punie malgré mes efforts. J'ai eu mon passant mais pas dans les rêgles de l'art, sans entendre le discours ni avoir droit aux félicitations personnelles des chefs, moi c'est juste un élève qui m'a donné mon passant après l'avoir récupéré. Snif. Enfin bref tout ça pour dire que les marches renforcent aussi la cohésion.

J'ai 2 semaines d'interdiction d'activité physique à cause de ma cheville, donc je n'ai même pas le droit de marcher en ordre serré avec les autres. Donc je marche à côté avec les autres bras cassés, et je regarde ma compagnie marcher, et quand ils chantent bien je suis contente. Et je repense aux moments où tu peux tendre la main vers n'importe qui en ayant la certitude qu'il l'attrapera et t'aidera, et je trouve ça assez fort et inédit pour m'en serrer le coeur.

On a aussi fait nos premiers tirs à balles réelles, où j'ai eu un très bon score (18 et 17, sur 20!) au préalable nous avions passés des examens sur les manipulations de sécurité, ceux qui échouaient 3 fois devaient démissioner. Evidemment j'ai réussis, du premier coup même.

On a eu nos premiers examens, j'ai eu 13,6 ce qui m'a placée en 35ème place du classement (le meilleur étant aux alentours de 15/20)

Edit: Depuis, on a eu le second examen, où je suis passée 22ème du classement général sur 108 personnes restantes, grâce à mon 15,5 .  On a aussi fait du "tir d'intervention" la différence avec le tir visé étant que...l'on n'a pas le temps de se concentrer à viser, ce type de tir se fait "au réflexe" rapidement, en mouvement,  et j'ai eu...20!  :p

A notre arrivée à l'école nous étions environ 150 (et même 180 prévus, mais déja pleins ne sont même pas venus jusqu'à l'école), aujourdhui nous sommes 110. Les permiers jours énormément de personnes partent, et cela continue les 2 premières semaines, puis le phénomène ralentit. Ensuite, c'est les médecins qui prennent le relai pour nous dégager. Même si vous avez été déclarés apte lors que la visite médicale préalable en centre militaire, vous y repassez ici. Et s'il y a quoi que ce soit de vaguement louche, ils vous envoient chez un spécialiste à Bordeaux, qui fait le ménage un peu au pif. Alors même si tout va bien, et que vous etes plus motivé et performant que la moitié de la compagnie, s'il y a écrit qu'un jour dans votre vie vous avez eu telle ou telle opération, vous etes déclaré inapte et devez quitter l'école. C'est ainsi que nous avons régulièrement, même au bout de la moitié du stage, des élèves qui sont obligés de partir..

Bref, il y aurait encore tellement de choses à raconter. Vous savez, je suis tellement formatée ici que j'en rêve toutes les nuits. Je rêve toujours que nous sommes en ordre serré près à partir, au point que je me lève dans mon lit et attend le départ, très souvent! Quand je l'ai raconté à ma camarade de chambre elle m'a répondu que souvent la nuit je m'assieds dans mon lit et parle, puis me recouche, haha. Ou alors je rêve de l'école, des cours, au mieux je rêve des gens de l'école. Et même le week-end je me réveille sans arrêt, tellement je suis sur le qui-vive, et surtout, tellement je prends l'habitude de me réveiller tôt ou dormir peu.

Même si c'est souvent difficile, je suis mieux ici que dans n'importe quelle établissement précédent. Et j'arrive même à m'intégrer, même si ce n'est pas forcément parfait, j'ai fais mieux en 1 mois ici qu'en 3 ans à la fac (ou même 19 ans de scolarité...) Pourtant c'est sensé etre facile de s'intégrer et s'amuser à la fac, sauf pour moi on dirait. J'ai jamais eu une miette de cohésion ou d'entraide dans tout mon cycle scolaire, même en changeant d'école ou de région. Je me demande même comment j'aurais finis si nous ne nous étions pas suivies mutuellement autant que nous avons pu avec Eirilys.
En résumé, même si mes caramarades m'énervent parfois, et que c'est très fatigant, je suis bien ici.

 
 
tifa_lee
03 June 2012 @ 12:06 am

Passage éclair sur le web.

Pas envie de m'étaler sur facebook et cie alors je viens ici.

Je suis vivante. La première semaine a été dure "moralement" (les cadres qui n'arretent pas de hurler, beaucoup d'heures immobiles sous la pluie, beaucoup de temps à attendre à rien faire pour récupérer le matériel et cie, week end de 3 jours en forever alone dans la batiment vide), la deuxième semaine a été fatigante physiquement (courir 4km sous le soleil, marcher des heures en ordre serré, enchainer les cours de 8h à 22h, courir dans tous les sens toute la journée sans avoir le temps de manger/dormir/se laver ou même pisser en paix) mais ça va quand même.  

Le matin on se leve à 5h ou 5h30, selon l'humeur et les habitudes du gradé de semaine, selon si des élèves de notre compagnie ont fait des conneries ou non. On est sensé faire l'extinction des feux à 22h30 mais très souvent on traine jusqu'à 23h, minuit, ou même 1h la première semaine.  Ils nous ont de toute façon prévenus qu'on aurait jamais 7h de sommeil ici, au mieux on peut rêver à 6h de sommeil.
On mange à 7h, 12h30, 18h30, et ça se fait en... disons 15mn, on ne va jamais assez vite pour manger apparemment. Manger aussi vite ça m'en donne des envies de vomir, mais passons.

Ils aiment bien nous donner des challenges, même si je ne sais pas si "challenge" est le mot étant donné qu'on n'a pas vraiment le choix. Du genre "5mn pour monter se brosser les dents, faire les lits au carré, récupérer les musettes"  sachant qu'on est 40 à se bousculer pour monter les 3 étages après avoir engloutis notre repas en vitesse, rien qu'arriver en haut prend la moitié du temps, que les musettes sont dans des placard cadenassés, et faire un lit au carré c'est chiant et précis donc ça nécessite bien 5mn à lui tout seul, et pourtant... il semblerait qu'on puisse toujours repousser les limites de la vitesse XD Et ils font l'inspection des chambres plusieurs fois par jour donc ça a intéret à etre parfait sinon on a droit à un compte rendu et les affaires qui passent par la fenetre!
Sachant qu'on doit aussi faire nos travaux d'intéret général deux fois par jour (du ménage en résumé) il faut d'autant plus se dépecher.

Ca c'est le côté concret. Car malgré tout cela, je suis plutôt bien là bas. Je n'ai pas le temps de réfléchir. Internet ne me manque pas. Et on nous bourre tellement le crâne avec le principe de "cohésion" que effectivement, on n'est jamais seul, ou presque.

Evidemment, les filles sont toujours comères voir même pestes, alors à notre troisième étage exclusivement féminin ça gueule souvent, mais bon. Les garçons sont sympas aussi, même si c'est plus difficile de sympathiser avec eux pour l'instant vu qu'on court dans tous les sens la majeure partie du temps, qu'on doit se taire l'autre, et qu'on est strictement séparés la plupart du temps libre. Mais c'est facile de bien s'entendre avec eux.

Au bout d'à peine une semaine j'avais déja des ennuis. Un type, soit disant champion de judo, qui voulait "me défoncer la gueule ce week end" parce que j'ai légèrement marché sur ses talons dans les rangs (parce qu'il traine!) et qu'il a été vexé que je lui tienne tête jusqu'au bout au lieu de m'écraser comme ses 2-3 cas sociaux de potes.  Au début j'étais déprimée car je me sentais seule contre tous. Puis les gens qui avaient assisté à la scène ont commencé à parler parler parler, et tout s'est répété, et au bout de 2 jours la moitié de la compagnie venait me poser des questions, et m'avouer qu'ils le déteste tous.
Vendredi j'ai du aller rendre compte à la chef à propos de cette altercation, ça s'est plutot mal passé étant donné que ce gros plouc a donné sa version des faits alors que moi je n'ai pas pu donner la mienne. D'après lui j'ai été aggressive, alors que je suis restée calme et polie tout le long, contrairement à lui qui me fait honte quand je pense qu'il a réussis à entrer dans cette école et qu'il vise le même métier que moi, quelle honte qu'une type pareil soit ici, m'enfin... Je n'ai pas besoin de hausser le ton, faire des grands gestes, et ponctuer chaque phrase d'un tas de grossieretés pour donner des arguments virulents moi. Vraiment pathétique...
On s'est donc tous les deux pris un compte rendu à faire pour lundi. Je ne sais pas si c'est la sentence définitive ou si elle attend de les voir pour décider, mais il semblerait que ce soit plutot la première solution. Même au sein d'une école militaire comme celle-ci l'injustice frappe toujours. Voilà ce qu'on récolte à ne pas se laisser écraser comme une pauvre femelle fébrile devant un gros orgueilleux qui se croit important.
           Néanmoins, c'est un mal pour un bien, car à travers cette mésaventure, je me suis rendue compte à quel point beaucoup de personnes me soutenaient. Pleins sont venus me rassurer, me dire qu'ils voulaient eux aussi faire un compte rendu à propos de lui, qu'il avaient été étonnés que je lui tienne si bien tête. J'ai même entendu une conversation dans laquelle une fille racontait qu'un des élèves (parmi les plus costauds de la compagnie, calme, discret, et que je ne connais pourtant pas beaucoup) avait affirmé qu'il allait lui regler son compte s'il me faisait du mal, j'étais trop étonnée. D'habitude les gens viennent plutot assister au spectable de "Moi qui essaye de ne pas me faire regler mon compte", ils n'interviennent surtout pas.


Tout ça pour dire que malgré les difficultés, je n'ai pas peur de retourner à l'école, ni le gros stress qui tord le ventre comme quand je devais aller au lycée, car pour la première fois depuis toute ma scolarité j'ai l'impression de faire partie de quelque chose. Je peux adresser la parole à à peu près n'importe qui dans la classe, tout le monde a la même tenue donc quand on est ridicules on l'est en communauté, je me suis fait plusieurs amis, et si je ne vais pas assez vite pour terminer de ramasser la poussière de ma chambre avant le passage des cadres il n'est pas impossible qu'une fille sorte de nulle part avec un ramasse-poussière pour m'aider (jsuis restée comme une idiote quand c'est arrivée, genre "mon dieu, de l'entraide??!") bref, après toutes les démonstrations de méchancetés auxquelles j'ai pu assister depuis 20 ans, ça me touche vraiment de voir de la cohésion.
Je changerais peut-être d'avis plus tard mais pour l'instant c'est ce que je ressens.

Apparemment lundi nous allons avoir droit à un cours assez mythique, pour résumer, un cours où on rampe dans la boue pendant 2h et où la moitié des gens vomissent d'avoir trop dépassé leurs limites .....euh...j'ai peur là xD





Histoire à part: Comme vous le savez peut-etre il y a quelques mois mon blog, que j'avais depuis 6 ans, a été supprimé. Même si j'ai renoncé à accuser la personne que je présumais coupable, je n'étais pas totalement dupe. Après tout, depuis 6 ans que j'ai ce blog sans le moindre probleme, ça semblait vraiment trop étrange qu'il ait été supprimé pile quand je passe mon mot de passe à quelqu'un pour une "coopération". Puis quand un blog est supprimé/signalé, on reçois toujours un avertissement au préalable, on a une chance de retirer le contenu dérangeant en résumé. Or je n'ai absolument rien reçu, et mon blog n'enfreignait aucune regle, et aucun de mes précédents ou autres  blogs/sites/comptes n'ont jamais eu le moindre problème. Un peu trop de "malheureux hasards" dans cette histoire donc. Comme dirait l'adjudant de compagnie à l'école "Ne me prenez pas pour un jambon!" (cette expression me fait trop rire, même si je n'ai pas du tout intéret à rire lorsqu'il la dit je pense...)
       Je me demande pourquoi les gens s'acharnent-ils à me mentir tout le temps? Je repère la plupart des mensonges tout de suite, mais comme je ne dis rien et laisse les menteurs continuer dans leurs délires tant qu'ils ne font pas de mal, ils s'imaginent que je ne me rend compte de rien et finissent par dépasser les bornes. On est vraiment obligés d'etre méchants pour etre respectés?
Mais bon, une fois que je serais retournée à l'école j'oublierais probablement cette histoire et tout ce qui est virtuel me semblera lointain et futile.

D'ailleurs, à ce propos, c'est fou comme cette école me fait perdre tous mes repaires spacio-temporels. Au bout de 2-3 jours j'avais déja l'impression d'etre là depuis longtemps, des fois j'ai l'impression que rien d'autre n'a jamais existé et que je suis là depuis des mois, je n'ai pas le temps de penser à mes projets personnels, les premiers jours j'oubliais un peu où j'étais parfois, tellement c'est un autre monde de tout ce que j'ai connu jusqu'à maintenant, même si on s'imagine pleins de choses avant de partir, ce n'est jamais vraiment pareil dans la réalité;  et je me disais parfois aussi "Mais...quand même... comment j'ai fais pour arriver ici moi?". C'est assez étrange comme sensation. Mais je me suis vite habituée, maintenant il n'y a que quand je me retrouve seule dans la chambre vide sans contact avec le monde extérieur pour le weekend que je déprime, sinon ça va, largement.
J'espère vraiment que je vais tenir jusqu'au bout, je ne compte pas du tout abandonner, mais tellement de personnes abandonnent que j'ai peur que ça m'arrive quand même. Il faut à tout prix que je reste jusqu'au bout, je n'ai rien qui m'attend dehors si j'échoue, aucun projet de secours, aucun fiancé impatient que je retourne à la maison, aucun argent pour démarrer ma vie, et puis retourner à la solitude après avoir gouté à tout ça m'enfoncerais trop.


...En tout cas, je ne donnerais le mot de passe de ce livejournal à personne, comme ça avec un peu de chance dans 6 ans quand j'approcherais de la trentaine je pourrais relire ces mots! :p

 
 
tifa_lee
18 May 2012 @ 03:39 am
J'ai réussis mes examens d'entrée. Je veux dire, tous: les épreuves écrites, tests psychologiques, visite médicale, enquete d'environnement, etc.   Donc je pars dimanche matin, c'est à dire dans 2 jours.

Donc je ne posterais probablement pas ici pendant longtemps, minumim 3 mois, excepté si j'ai internet là-bas le week end, et pour l'instant à priori la réponse est plutot non.


Quoi qu'il arrive, rendez-vous dans x-temps, avec peut-être de grands changements?
 
 
 
tifa_lee
09 May 2012 @ 04:40 pm
C'est hallcinant comme le PC, et encore plus les réseaux sociaux, anéantissent toute motivation.
Chaque fois que je passe plusieurs semaines loin d'internet j'ai envie d'avancer dans pleins de domaines, et quand je reviens je fous rien du tout, je glande devant mon écran en déprimant et en sentant s'échapper chaque petite parcelle de pulsion de vie.
Et même à plus petite échelle, rien que sortir marcher 1h me motive à faire pleins de choses en rentrant, mais si j'allume le pc avant de les commencer, et bien c'est totalement fichu définitivement. 


Ce n'est pas le fait de passer des heures devant un truc virtuel qui me gène, tant que je suis occupée et productive ça me va, or là ce n'est pas le cas. C'est comme si je restais allongée dans mon lit à fixer le plafond en songeant aux problèmes du monde et à quel point je suis forever alone dans cette pièce.
Car quand je suis devant mon pc, je n'ai rien d'autre à faire que comparer ce que j'y vois avec la réalité. Et je me dis "Mais qu'est ce que les gens sont pourris!!!"  ou alors "Pourquoi machin est apprécié de tout le monde en ne faisant absolument rien alors que moi tous mes efforts pour me socialiser ne mènent à rien?"  ou encore 'Pourquoi on ne me répond que pour dire des trucs chiants ou me provoquer?". 
Enfin, et surtout, je m'énerve devant les discours des autres en me disant "Ils ne peuvent pas comprendre car ils n'ont jamais vécu les choses à ma place et ne connaissent même rien de moi en réalité"  sauf qu'evidemment je ne peux pas leur dire ça concrètement, car ça passerait pour un mélange d'arrogance, de caprice, et de tentative d'attirer l'attention ou d'appitoyer. Alors que tout ce que je veux c'est que quelqu'un reconnaisse les raisons pour lesquelles je suis devenue comme ça sans me considérer comme abusive ou faible ou s'en servir contre moi à la moindre dispute. Mais l'exprérience m'a convaincue que parfois on ne peut pas comprendre quoi que ce soit sans le vivre. Alors j'ai abandonné l'idée de me justifier ou tenter de faire percevoir à autrui une vision du monde autre que la sienne.
 
 
tifa_lee
24 March 2012 @ 12:25 pm

Probablement à cause du cliché des aristocrates européens des siècles précédents dégusteurs de thé, le thé renvoit toujours un peu l'idée de luxe, même aujourdhui, j'ai l'impression. Enfin, je parle du thé au poids, pas des sachets Lipton ou autre. Et pourtant, boire du vrai thé au poids revient en général moins cher que le thé en sachet!

Les thés en sachets se vendent en boite de 25 sachets généralement, pour un prix aux alentours des 2€ (parfois c'est 3€ pour seulement 20 sachets, aussi). Un sachet correspond à une dose pour une tasse normalement. Donc 2€ = 25 tasses.

Maintenant le thé qu'on achete par 100grammes: 100grammes de thé coutent en moyenne 5-6€ (sauf si vous prenez un grand thé, rare et cher, qui n'est d'ailleurs même pas trouvable en sachets individuels généralement. Moi les sachets que je prends font 5€). Mais le thé c'est très léger, donc 100grammes ça fait une belle quantité, et pour ma part une sachet de 100grammes fait environ 20 théières (théière de 0,50L. c'est à dire 3 tasses et demi de thé).  Donc 5 € = 60 tasses.

Ca revient à peu près au même prix en résumé, sauf que le thé au poids est tellement meilleur, et a tellement plus de gouts différentes disponibles. Le seul désavantage c'est qu'il faut le préparer soi-même (le mettre dans le doseur, et vider le doseur à la fin quoi...)

 
 
tifa_lee
18 March 2012 @ 12:10 am
Qu'est ce qu'il y a de plus tenace et ancré aux souvenirs que la musique?
Je serais toujours autant étonnée de tout ce que peut faire remonter une mélodie, des paroles.

Même ce qui vous est totalement sortis de l'esprit, une ancienne période de votre vie, une ancienne amitié, un jour précis. Il suffit d'une chanson précise et tout resurgit aussi frais et vivace qu'à l'époque, et même ce qui vous laissait pourtant de marbre depuis plusieurs années vous pince à nouveau le coeur.

Dans ce sens, la musique qui est souvent notre meilleure amie pour se sentir mieux, peut également devenir notre pire ennemi parfois, qui rend nostalgique, réveille des regrets enfouis de longue date que l'on pensait envolés.

Une personne qui ne vous inspire plus rien d'autre que "un mauvais souvenir" réapparait sous un tout autre jour, et ses qualités que vous aviez occultées vous reviennent en mémoire, et vous avez l'impression de la revoir chanter cette chanson, ou jouer cette mélodie. C'est vraiment fascinant le pouvoir de la musique. La seule chose qui serait comparable en matière de "mémoire affective" serait les odeurs, mais tout de même, la musique en a encore plus le pouvoir, car rarement une odeur ne vous fera monter les larmes aux yeux, contrairement à une chanson.
 
 
Current Mood: nostalgicnostalgic
 
 
tifa_lee
09 February 2012 @ 04:57 pm



Hiver
Moulin Rouge, Turon, Gentleman, Ecureil, Adagio, et Flûte enchantée de la Compagnie Anglaise des Thés
Thé de noel des Jardins de Gaia
Oolong chataigne de Thés Bourgeon
Thé des amants du Palais des Thés
Thé coquelicot de La brulerie du gros horloge (Rouen)
Thé Nougat/framboise de Quai Sud

Eté
Sakura 2000 et Thé sur le Nil de Mariages Frères
Jasmin de Thés Bourgeon
Covent Garden de TeaPalace (Londres)
Thé blanc grenade de Lipton (sachets)
Thé à la menthe (oriental)
Thé aphrodite de la Compagnie anglaise des thés

+ Mc Vities, Pain d'épice, Pims, Scones à la fleur d'oranger, ...



[En résumé, les thés noirs aux gouts caramélisés ou épicés m'inspirent l'hiver. Les thés verts aux fleurs ou fruits m'inspirent l'été. C'est surement tout dans ma tête, car un thé noir est aussi chaud qu'un thé vert, et que comme par hasard les fleurs et fruits sont associés à l'été, mais bon.]
 
 
tifa_lee
04 February 2012 @ 05:21 pm

Article presque utile de l'année!

Il y a quelques jours j'ai feuilleté un livre sur l'alimentation, ou plus précisément sur les aliments qui soignent ou préviennent les différents maux. Et  j'ai vite remarqué que les mêmes aliments reviennent toujours partout. En résumé, on peut obtenir ainsi une liste des meilleurs aliments pour l'homme. Quand j'ai raconté tout ça à ma mère, elle m'a diy "tu l'a mis sur internet"   au début je me suis dit "mais pourquoi?"   puis finalement c'est devenu une idée d'article.
A noter que j'ai un peu occulté les aliments trop rares ou difficiles à trouver, du genre le cassis, les algues, les huiles spéciales, la poudre d'argile..  j'ai un peu zappé aussi les aliments que je déteste mais je tâcherais de les refaire apparaitre dans cette liste!


Les meilleurs de tous: Persil, noix, amandes, levure de bière, céréales germées, lait, oignon, foie, jaune d'oeuf, poireau, soja, poissons gras, laitue, kiwi, ail, carottes.

A consommer comme base journalière: Fruits frais, légumes à feuilles vertes, pois secs, aliments "complets" (pain complet, riz complet, céréales complètes...), suffisamment d'eau.

Autres excellents aliments: Abricot, miel, pommes, dattes, figues, cresson et mâche, viande blanche, maïs, pissenlit, melon, boeuf, huile d'olive, châtaigne, hareng fumé, crustacés et fruits de mer, tomate, agrumes, chicorée, champignons, ...

A éviter ou limiter: Alcool, café, soda, fritures, le grillé, les épices fortes, le beurre, le fromage, charcuterie, confitures...


A savoir:
- La levure de bière est vraiment vraiment excellente, elle se trouve facilement en commerce. Elle fait partie avec l'ail et le blé germé des aliments favorisant la longévité.
- Les céréales germées me semblent peu connues alors qu'il s'agit d'un aliment qu'on pourrait qualifier de miraculeux, lorsque les cérales sont à l'état de germe, leurs apports/ vitamines et cie sont littéralement décuplés! Les meilleures céréales germées sont le blé, le tournesol, et la luzerne
- La chicorée, contrairement au café, est bonne pour la santé, contient des fibres et des minéraux, et pas de caféine. Il semblerait même qu'elle fasse baisser le cholesterol, et facilite la digestion. Convient même aux personnes cardiaques ou femmes enceintes.
- Les huiles perdent leurs précieux acides gras si bénéfiques au chauffage/raffinage. Il faut donc choisir des huiles "Première pression à froid"  ou encore "extra vierge", l'huile d'olive étant l'une des meilleures.
- Les cérales traitées sont débarrassées du "son" et perdent ainsi lurs vitamines. D'où l'intéret des céréales complètes.
- Il vaut mieux opter au maximum pour les aliments non raffinés, par exemple prendre du sucre de canne ou du miel ou du sirop d'érable au lieu de sucre blanc, prendre du pain au levain/complet au lieu de pain blanc, et enfin prendre du sel non raffiné.
- Les poissons "gras" (riches en omega3) sont: le hareng, le maquereau, la sardine, le saumon, l'anchoix, la truite, le thon...


Manger trop peu de sucres déprime. Manger trop peu de viande rend fébrile. Les éléments gras contiennent des acides indispensables pour protéger les cellules, le cerveau, etc..  Les deux mots pour résumer seraient "Variété et modération".